Miraux Couverture
Toiture en ardoise d'une cité ouvrière de Colombelles

Couvreur à Colombelles

Une commune reconstruite deux fois

Après 1944, puis après la fermeture de l'usine en 1993 : Colombelles a un bâti qui raconte son histoire industrielle.

Cinq dates pour comprendre le bâti local

1913

Fondation de la Société Métallurgique de Normandie, qui structure toute l'urbanisation de la commune.

1944

Colombelles est détruite à environ 80 % pendant la bataille de Caen.

1948

Reconstruction, dont une « cité suédoise » de maisons préfabriquées nordiques.

1993

Fermeture de l'usine, après plusieurs décennies d'activité sidérurgique.

Aujourd'hui

Commune à dominante pavillonnaire, plus de la moitié du parc en maisons individuelles.

Toiture en tuile mécanique d'un pavillon récent
Les quartiers récents (Jean-Jaurès, Libéra, le Bois) sont majoritairement couverts en tuile mécanique ou tuile béton.

Deux âges de toiture à distinguer

Sur les cités ouvrières historiques — Cité du Calvaire, Cité de Cuverville, Cité du Plateau — les toitures d'origine, en ardoise ou tuile mécanique posées lors de la reconstruction des années 1948-1950, ont aujourd'hui près de 75 ans. La charpente et la couverture elle-même tiennent souvent encore, mais la zinguerie a généralement été reprise plusieurs fois depuis.

Sur les quartiers plus récents, issus du renouvellement urbain engagé après la fermeture de l'usine en 1993, les toitures ont 20 à 40 ans : les désordres restent ponctuels, plutôt liés à un défaut de pose isolé qu'à l'usure générale du matériau.

La friche industrielle qui redessine la commune

Depuis la fermeture de l'usine en 1993, le site de l'ancienne SMN fait l'objet d'un projet de reconversion urbaine, la « Presqu'île », qui continue de redessiner une partie du territoire communal. Ce mouvement s'ajoute à celui déjà amorcé par la construction du quartier du Bois dans les années 1980 : Colombelles est une commune où le bâti se renouvelle par vagues successives plutôt que par une croissance continue, ce qui explique la coexistence, sur un territoire resserré, de toitures d'âges très différents.

La commune a par ailleurs été distinguée de la Croix de Guerre en 1948 pour les destructions subies en 1944 — un rappel que la reconstruction d'après-guerre n'a pas concerné que Caen intra-muros, mais aussi ses communes limitrophes les plus proches du front.

La « cité suédoise » de 1948, faite de maisons préfabriquées importées des pays nordiques pour accélérer la reconstruction, reste un cas particulier dans le paysage normand : ces constructions répondaient à des standards de fabrication différents de ceux du bâti traditionnel, avec des implications propres sur la façon dont leur toiture a vieilli par rapport aux autres cités ouvrières de la commune.

Depuis Troarn

Une quinzaine de kilomètres séparent Troarn de Colombelles, environ 20 minutes de route en longeant la vallée de l'Orne. On intervient sur l'ensemble des quartiers, cités anciennes comme pavillons récents, ainsi que sur le secteur en pleine reconversion autour de l'ancienne friche industrielle.

Ce trajet, commun avec celui vers Mondeville et Hérouville-Saint-Clair, permet souvent d'organiser plusieurs visites dans le même secteur de l'agglomération lors d'une seule journée d'intervention, quel que soit le quartier visé au départ ou l'heure de la demande initiale.

Une toiture de cité ouvrière ou un pavillon plus récent ?

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